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Les Secrétaires Régionaux, Michèle HONORE et Marc MENU
Le Président Jean-Robert HUART, Patrick ROUSSEAU et Jean-Luc DELAUNOIS Techniciens.
Vous souhaitent la bienvenue sur le site de la régionale de
Mons – Borinage.
Elio 1er !
Un premier ministre wallon, une juste alternance enfin (re)trouvée
Un Montois premier ministre, un beau sujet de fierté pour toute la région.
Cela constitue sans nul doute un symbole fort qui ne peut qu’être profitable.
Ne nous refusons pas ce plaisir.
Et pourtant !
Que penser de ce gouvernement qualifié de centre-centre par Elio Di Rupo en personne. Un nouveau concept politique qu’il faudra prendre le temps d’expliquer tant le sens n’apparait pas en première analyse.
Les observateurs un peu attentifs auront remarqué que, lors du dernier congrès de participation du PS consacré au soutien à l’accord de gouvernement, que les lèvres de l’ex-futur Premier sont restées immobiles et que le poing ne s’est pas levé alors que les haut-parleurs s’époumonaient sur l’Internationale.
Nous étions 70 000
à défiler à Bruxelles le 2 décembre dernier lors de la manifestation interprofessionnelle en front commun et cela alors que l’accord de gouvernement était en gestation que le budget admis quelques jours plus tôt renforçait notre inquiétude. Notre secteur professionnel a cotisé honorablement à l’événement.
Et cela alors qu’un débat interne existait quant à l’opportunité de la participation attendu que le gouvernement n’était pas formé. L’annonce des premières mesures confirme que cette manifestation était bien indispensable.
L’indexation automatique des salaires est maintenue mais à quel prix et pour combien de temps ?
Brièvement :
-fin de carrière moins plus difficiles (âge prépension)
-pas de sanction prévue pour les employeurs qui licencient
-diminution de revenus pour les allocataires sociaux, dégressivité
-atteinte aux services publics : SNCB et Poste
-Les actionnaires, les entreprises qui font des profits ne contribuent pas suffisamment à l’effort.
-dispositions anti-fraude fiscale insuffisantes
-les cadeaux fiscaux aux entreprises ne sont pas soumis à des conditions d’emploi suffisantes.
-Pas de mesures suffisantes pour réguler le secteur bancaire.
-Pas de plan de relance économique crédible.
-Les économies imposées en 2012 augmenteront jusqu’en 2014, ce qui touchera plus les faibles revenus
L’atteinte aux services publics à la SNCB et la Poste (frais fonctionnement, prépensions plus difficiles)) demande une mobilisation.
Les travailleurs et allocataires ne sont pas responsables de la crise financière, doivent-ils la payer ?
Rien ne garantit que le financement du transfert de compétences sera suffisant et n’affectera pas notre secteur ultérieurement.
Toute mesure touchant le privé a des conséquences sur les services publics (ex fin de carrière).
Et si,
10 ans auparavant, un parti avait inclus dans son programme la nationalisation d’une banque et cela en pleine période de fusion, de création d’institutions bancaires mammouth, il aurait provoqué railleries en tout genre et aurait, sans nul doute, été qualifié de collectiviste arriéré.
Et pourtant,
Ce qu’aucun parti de pouvoir n’aurait osé imaginer le marché l’a fait !
Dexia est maintenant une banque nationale !
Est-ce la fin de la politique ?
Quel pouvoir a encore la politique face à la pression des agences de notations ?
Les peuples dans les rues d’Europe ne peuvent démettre des gouvernements (contrairement aux pays arabes), Les gouvernements ne gouvernent plus.
Sur ce coup, syndicats et partis sont dans le même bateau ivre d’une démocratie incapable de se repenser, d’agir sur le monde.
2008, afin d’éviter la perte de crédibilité auprès des marchés financiers, la Belgique, c’est-à-dire nous puisqu’il s’agit de dépenses publiques, décide, contrainte (curieux paradoxe), de renflouer le secteur bancaire et, ce faisant, espérer maintenir la note pour le remboursement de notre dette.
Nous sommes sauvés !
Que nenni !
On apprend aujourd’hui que, nous avons ainsi investi dans un secteur à risque, le bancaire et que cela peut pénaliser notre cote !
Un cercle plus vicieux que cela, ne doit pas avoir d’existence.
Un monde nouveau ?
Les essayistes du moment sont prolifiques sur le sujet.
De Jacques Attali (*) qui annonce l’alternative d’un néo-marché ou d’un clash mondial à Marc Luyckx Ghisi (*) qui ressent, plus qu’il ne conçoit, le surgissement d’un nouveau monde sur les cendres du postmodernisme.
Ces deux hypothèses prospectives induisent une nouvelle vision du monde, un changement de paradigme.
Ces changements, comme les précédents, ne se feront certainement pas sans cataclysme ni violence. Cela a toujours été le cas.
Les dinosaures ont disparu dans une catastrophe naturelle d’une violence inouïe. L’humanisme a côtoyé les guerres de religion les plus sanglantes, les Lumières ont été suivies des carnages (post)révolutionnaires.
Les plus faibles seront les premières victimes dans le chaos de la transition brutale annoncée.
Cela nous donne une raison supplémentaire de promouvoir la solidarité comme bouclier et comme arme au besoin.
(*) Jacques Attali, « Qui gouvernera le monde demain ?
Marc Luyckx Ghisi, ‘Le surgissement d’un nouveau monde », « La société de la connaissance »
Les Secrétaires Régionaux,
Michèle Honoré & Marc Menu
Mis à jour (Vendredi, 20 Janvier 2012 08:24)
